Choisir les mots-clés prioritaires pour son SEO : la grille de scoring qui tranche

28/12/2025 | Techniques SEO, Contenus, SERP

Choisir les mots clés SEO prioritaires pour le référencement d'un site web
SEO Manager freelance, Cyriaque Juigner

Cyriaque Juigner
Consultant SEO à Tours & France entière
2, rue Jean Macé
37000 Tours
SIRET : 435 237 326 00036
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En résumé :

  • Quand vous gérez beaucoup de mots-clés, l’enjeu n’est plus d’en trouver : c’est de décider lesquels traiter en premier et d’éviter la cannibalisation entre pages.
  • La méthode fiable combine gouvernance (qui pilote quelle intention) et grille de scoring (sur quels critères on priorise), pour sortir des arbitrages “au feeling”.
  • Une notation utile reste courte : potentiel (demande, valeur business) + faisabilité (ressources, dépendances) + lecture SERP + risque de cannibalisation.
  • La SERP sert de contrainte opérationnelle : formats dominants (local, avis, comparatifs, vidéos) indiquent quel type de page peut gagner et où l’effort est rentable.
  • Un score doit déboucher sur des actions standardisées : produire, consolider (fusion/maillage), maintenir, ou ne pas investir maintenant, avec une page de référence clairement désignée.
  • Le système tient dans le temps avec des données stables (Search Console + business), une gestion tracée des exceptions, et une revue régulière du barème.

Pour le référencement SEO de votre site web, quand vous avez 30, 300 ou 3 000 mots-clés sur la table, le problème n’est plus “trouver des idées”. Le problème, c’est de décider quoi publier, dans quel ordre, et quelle page doit porter quelle requête, sans déclencher un conflit de périmètre entre sections du site, marques ou pays.

Dans ce contexte, continuer à trier “au volume” ou “à l’intuition” vous condamne à deux choses : des contenus qui se marchent dessus (cannibalisation), et des chantiers qui n’aboutissent pas faute d’arbitrage clair. Sur ce terrain, une méthode simple change tout : une gouvernance (qui décide quoi) et une notation (sur quels critères on priorise).

En tant que consultant SEO expert, je vais vous donner une façon robuste de transformer des signaux (SERP, Search Console, SEA, contraintes business) en décisions opérationnelles, sans blabla et sans usine à gaz.

Trop de mots-clés pour le SEO : comment décider quoi traiter sans créer de doublons ?

Comment repérer la cannibalisation (plusieurs pages sur la même recherche) ?

La cannibalisation, ce n’est pas un concept théorique. Elle apparaît dès que plusieurs pages poussent sur la même intention de recherche. Au lieu d’additionner vos efforts, vous les opposez.

Sur un site qui grandit, le signal le plus fréquent est l’instabilité : une URL monte, puis redescend, puis une autre prend sa place, sans que vous compreniez “pourquoi”. Souvent, la réponse est prosaïque : vous avez créé plusieurs réponses concurrentes au même besoin.

Le vrai coût n’est pas uniquement SEO. Côté production, vous payez deux fois : rédaction doublonnée, validations multipliées, et allers-retours interminables parce que personne n’a de règle d’attribution. Tant que vous n’avez pas tranché “quelle page fait foi”, vous ne priorisez pas, vous négociez.

SEO, SEA, marques… comment éviter de travailler les mêmes sujets dans des sens opposés ?

Quand SEO, SEA (Search Engine Advertising, publicité sur les moteurs), pages locales (ville/agence) et pages nationales poursuivent chacune “leur” objectif, il suffit d’un mot-clé partagé pour créer une stratégie incohérente. Une page peut “gagner” en trafic… pendant qu’une autre “perd” en budget, en leads qualifiés ou en marge.

Sur le papier, tout pousse dans la même direction. Dans les faits, sans règle commune, vous vous retrouvez avec des arbitrages implicites : la première page publiée prend la place, puis une autre la déstabilise, puis une troisième arrive “pour corriger”… et vous vous retrouvez avec trois pages moyennes au lieu d’une page forte.

La solution n’est pas de tout centraliser. Elle consiste à rendre les règles explicites, puis à les transformer en un système de priorisation qui produit une liste d’actions, pas une liste de mots-clés.

Que regarder dans la SERP pour choisir le bon type de page (service, comparatif, guide) ?

La page de résultats (SERP = Search Engine Results Page) n’est pas qu’un endroit où l’on “se positionne”. C’est un diagnostic instantané de ce que Google juge pertinent : bloc local, Shopping, comparateurs, forums, vidéos, extraits mis en avant, “Autres questions posées” (PAA).

Ignorer ces signaux, c’est prendre des décisions à l’aveugle. Par exemple, si la SERP est dominée par des annuaires ou des plateformes d’avis, ce n’est pas un détail. Cela influence votre capacité réelle à capter des clics, et donc votre priorité.

La bonne approche consiste à regarder ces éléments comme des contraintes : certaines SERP se gagnent avec une page “service”, d’autres avec une page “comparatif”, d’autres avec une page “guide”, et parfois la meilleure décision est de ne pas investir tout de suite.

Et si on discutait ensemble du SEO de votre site web ?

Quelle page doit répondre à quel mot-clé ?

Que faire quand deux pages ciblent la même requête ?

Le cas le plus fréquent n’a rien de “politique” : deux pages existent (ou sont en préparation) et répondent au même besoin. Résultat, Google hésite, vos positions bougent, et personne ne sait quelle URL doit être renforcée.

Pour sortir de ce flou, il faut une règle simple : une requête = une page de référence. C’est elle qui porte le message principal, reçoit le maillage interne, et devient le point d’arrivée des optimisations.

Le reste se gère au cas par cas, mais toujours avec la même logique : soit on fusionne, soit on repositionne, soit on garde une page secondaire qui répond à un besoin différent, clairement assumé.

Comment fixer une règle d’attribution “requête → page” qui tient dans le temps ?

Le sujet ici, ce n’est pas de “faire une réunion”. C’est d’éviter que la même discussion revienne tous les mois, avec les mêmes arguments et aucune décision stable.

Une règle d’attribution tient quand elle répond à trois questions très terre à terre : quand créer une nouvelle page, comment trancher si une page existe déjà, et à quel moment on revoit la décision (par exemple quand la SERP change).

Pour que ça fonctionne, la décision doit laisser une trace : une ligne dans votre doc de pilotage, avec la requête, la page de référence, et la raison du choix. Sans ça, vous retombez dans “on verra plus tard”.

Comment choisir la “page de référence” (et quoi faire des autres pages) ?

Le sujet du choix, c’est de désigner l’URL qui a la meilleure chance de répondre à l’intention telle qu’elle ressort dans la SERP : page service, comparatif, guide, catégorie, etc. Ce n’est pas une question de préférence éditoriale, c’est une question d’alignement.

Une fois l’URL de référence décidée, les autres pages ne doivent pas rester en concurrence silencieuse. Trois options reviennent presque toujours :

  • Fusionner : regrouper le contenu et rediriger proprement.
  • Repositionner : garder la page, mais la faire répondre à une autre intention (plus précise, plus amont, plus aval).
  • Conserver en secondaire : si elle a un rôle clair (support, FAQ, cas particulier), et qu’elle ne pousse pas sur la même requête.

Ce qui change tout, c’est qu’à la fin, vous n’avez plus “deux pages qui parlent pareil”. Vous avez une page principale qu’on renforce, et des pages secondaires qui cessent de brouiller le signal.

Grille de scoring : comment trancher sans discuter pendant des heures ?

Quels critères garder pour que le score change vraiment vos priorités ?

Une notation (scoring) efficace ne cherche pas à être “complète”. Elle cherche à être utile. Au-delà de 6 à 8 critères, vous fabriquez une moyenne qui ne veut plus rien dire, et vous revenez à l’intuition.

Le point de départ consiste à distinguer deux familles : le potentiel (ce que ça peut rapporter) et la faisabilité (ce que ça va coûter). Tout le reste doit servir l’une de ces deux dimensions.

Pour cadrer proprement, voici une grille de critères classiques, à adapter à votre contexte. Elle s’utilise parce qu’elle débouche sur des choix, pas sur des discussions abstraites :

Critère Ce que vous measurez Ce que ça change
Demande Volume, impressions Search Console Le “plafond” de visibilité possible
Intention Information, comparaison, achat Le type de page à produire
Valeur business Leads, CA, marge, panier La priorité réelle, pas “le trafic”
Concurrence SERP Formats dominants, acteurs présents La difficulté pratique à capter le clic
Faisabilité Ressources, dépendances, validation Le délai et le risque projet
Risque de cannibalisation Pages existantes proches Consolidation avant production

 

Comment transformer ce que vous voyez sur la SERP en règles de scoring (donc en points) ?

La SERP vous donne des signaux visibles. Le travail consiste à les traduire en règles applicables, sinon vous restez au stade du commentaire. Une règle doit ressembler à “si tel élément est présent, alors la priorité augmente ou baisse, pour telle action”.

Une fois la mécanique comprise, tout devient plus simple : vous encodez des conditions, pas des opinions. Par exemple, un bloc local peut être un indice fort que l’intention est géographique, donc que certaines offres nationales seront moins pertinentes. À l’inverse, une SERP remplie de comparatifs peut indiquer que le sujet se gagne par une page de choix, pas par une page produit.

Pour rendre ça exploitable, voici des exemples de règles, volontairement formulées comme des consignes d’arbitrage :

  • Si un bloc local domine la SERP et que vous ne couvrez pas le besoin localement, baissez la priorité du contenu “généraliste” et basculez vers une page locale (ville/agence) ou une page “réseau”.
  • Si les résultats affichent surtout des plateformes d’avis et que votre page actuelle a un CTR (Click Through Rate, taux de clic) faible à position équivalente, augmentez la priorité d’un format “comparatif / critères de choix”.
  • Si plusieurs de vos pages se positionnent sur la même intention, la priorité n’est pas “produire plus”, c’est consolider (fusion, réécriture, maillage, repositionnement).

Une fois le score calculé, quelles actions lancer : produire, fusionner, maintenir, attendre ?

Même un bon score ne sert à rien si personne ne sait quoi faire ensuite. Le score doit déboucher sur des actions standardisées, avec un livrable et une définition de “fini”.

Une manière très lisible de procéder consiste à relier le score à une action, et l’effort estimé à un calendrier. Là, votre priorisation devient un backlog clair, pas un classement théorique.

Pour éviter l’ambiguïté, une matrice simple suffit. Elle ne remplace pas votre jugement, elle l’encadre :

Niveau de priorité Effort faible Effort moyen Effort élevé
Très prioritaire Corriger tout de suite Planifier ce mois-ci Découper en lots
Prioritaire Traiter au fil de l’eau Planifier au trimestre Revoir la faisabilité
Secondaire Automatiser si possible Mettre en attente Sortir du backlog

Pourquoi faire appel à mes services ?

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Faire vivre la méthode : données, exceptions, revue régulière

Quelles données utiliser pour noter (Search Console + business) ?

Le système tient si vos données sont stables. Sinon, vous changez la règle tous les mois, et vous perdez la confiance. Dans beaucoup d’environnements, Search Console est la base la plus utile : impressions, clics, CTR, position moyenne.

La partie “business” dépend de votre réalité : conversions, panier, marge, qualité des leads. L’important est de rester cohérent : si vous notez la valeur, vous devez aussi accepter que certains mots-clés “à gros volume” passent derrière des requêtes plus rentables.

Enfin, l’automatisation devient pertinente quand vous avez de la volumétrie. Les API (Search Console notamment) évitent les exports manuels permanents et rendent le suivi plus régulier, sans transformer votre organisation en usine Excel.

Comment gérer les exceptions (juridique, calendrier, produit) sans casser votre méthode ?

Un système de gouvernance sérieux doit accepter les exceptions. Certaines priorités sont juridiques, produit, ou calendrier. Faire comme si elles n’existaient pas ne vous rend pas “data-driven”, ça vous rend naïf.

La différence se joue dans la façon de gérer l’exception : elle doit être tracée, datée, et assortie d’un prochain point de revue. Sinon, elle devient une faille permanente dans votre priorisation.

Avec ce réflexe, votre méthode tient. Les règles restent stables, les exceptions restent rares, et vous arrêtez de réinventer la stratégie à chaque urgence.

À quelle cadence revoir le barème sans repartir de zéro ?

Une notation se dégrade quand elle n’est jamais mise à jour, mais elle se détruit quand on la change toutes les semaines. La bonne cadence est régulière et courte : par exemple, un point trimestriel où vous ajustez les poids, les règles SERP, et les critères business.

Ce moment est aussi l’occasion de nettoyer : retirer des critères inutiles, fusionner des intentions trop proches, et sortir du backlog des sujets qui ne correspondent plus à votre stratégie.

Sur le long terme, c’est ce qui fait la différence entre un “score” qui dort dans un fichier et un pilotage qui oriente réellement la production.

FAQ : prioriser le choix de ses mots clés SEO en fonction du scoring

Comment choisir quels mots-clés traiter en premier pour le référencement de mon site web ?

La façon la plus fiable consiste à arrêter de trier “au volume” et à combiner deux choses : une règle d’attribution (qui pilote l’intention) et une grille de scoring (sur quels critères on tranche).

Concrètement, vous notez chaque requête sur peu de critères qui changent vos décisions : demande réelle (impressions/clics), valeur business (lead/CA/marge), faisabilité (ressources, validations), lecture SERP (formats dominants), et risque de cannibalisation (pages internes déjà proches). À la fin, vous obtenez un ordre de traitement défendable, pas une préférence.

Quels critères mettre dans une grille de scoring SEO sans faire une usine à gaz ?

Une grille de scoring devient inutile dès qu’elle cherche à tout couvrir. Pour rester opérationnel, gardez 6 critères maximum et regroupez-les en deux familles : potentiel et faisabilité.

Un socle robuste pour la plupart des sites :

  • demande (Search Console ou volume fiable)
  • intention (info, comparaison, décision)
  • valeur business (conversion, panier, marge, qualité lead)
  • concurrence SERP (qui occupe la place et sous quel format)
  • effort (contenu, technique, validation)
  • risque de cannibalisation (pages existantes à consolider)

Si un critère ne modifie jamais votre décision, il doit sortir. Sinon, vous fabriquez un score “joli” mais inutilisable.

Comment éviter la cannibalisation quand plusieurs pages traitent le même sujet ?

La cannibalisation n’est pas qu’un problème de pages. C’est un problème de règle : tant que vous n’avez pas décidé quelle page fait foi pour une requête, vous aurez des contenus concurrents, même avec les meilleures intentions du monde.

La règle simple : vous désignez une page de référence, puis vous décidez quoi faire des doublons : fusion, repositionnement, maillage interne, ou arrêt de publication.

Et si votre scoring détecte un risque élevé de cannibalisation, la priorité n’est pas “produire plus”. La priorité est de consolider avant d’ajouter une page.

Comment utiliser la SERP pour prioriser sans y passer des heures ?

Vous n’avez pas besoin d’analyser tout. Vous devez repérer les éléments qui changent votre chance de capter le clic, donc votre priorité.

En pratique, vous regardez :

  • les formats dominants (local, Shopping, avis, vidéos, forums, comparatifs)
  • le type d’acteurs (médias, annuaires, marques, plateformes)
  • l’intention implicite (apprendre, choisir, acheter)

Ensuite, vous traduisez ça en décision : quelle page est crédible pour gagner cette SERP, et est-ce que ça vaut l’effort maintenant. Sur certains mots-clés, la meilleure priorisation est de ne pas investir tout de suite.

Un score SEO doit-il être le même pour tout le monde ?

Oui sur la structure, non sur les pondérations. Le plus important est d’avoir le même langage : potentiel, faisabilité, risque, et décision.

Le SEA apporte souvent des données utiles (CPC, conversion, CPA) pour estimer la valeur et la compétitivité, tandis que le SEO apporte la lecture intention/SERP et le risque de cannibalisation. Le contenu apporte la faisabilité et le format.

L’objectif n’est pas d’imposer une vision “SEO”. L’objectif est d’éviter que chaque décision parte dans un sens différent et fabrique des doublons.

Comment transformer une grille de scoring en backlog SEO utilisable ?

Un score n’est pas un livrable. C’est un déclencheur de décisions. Pour que ça marche, vous devez relier des niveaux de score à des actions standardisées.

Exemple de décisions (à adapter) :

  • score élevé + effort faible : corriger / publier rapidement
  • score élevé + effort élevé : découper en lots et planifier
  • score moyen : traiter au trimestre ou sur opportunité
  • score faible : sortir du backlog ou automatiser si possible
  • cannibalisation élevée : consolider avant production

À partir de là, votre scoring devient un backlog actionnable : une action, un livrable, et une définition claire de “terminé”.

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Ecrit par Cyriaque Juigner
Consultant SEO & SEO Manager à Tours et dans la France entière depuis + de 20 ans. Des résultats concrets pour le référencement naturel de votre site internet.

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