En résumé :
- Suivre vos mentions dans ChatGPT, Perplexity ou Gemini exige un panel fixe de questions (20 à 50) et un relevé régulier, sinon vous ne voyez que des impressions.
- “Monitoring LLM” peut vouloir dire deux choses : suivi marketing (mentions, contexte, concurrents) ou suivi technique (latence, erreurs, coûts) : ne mélangez pas.
- Les réponses varient : il faut raisonner en tendances (sur plusieurs semaines) et conserver l’historique des prompts et des réponses.
- Indicateurs utiles : présence (cité ou non), contexte (référence/alternative), concurrents cités à votre place ; chaque écart doit déclencher une action.
- Outils souvent cités pour automatiser : Semrush, AI, Profound, Scrunch AI, à choisir selon couverture, historique, comparaison et export.
- Même sans outil, une routine hebdo “présence / contexte / concurrents” sur votre panel suffit à piloter des corrections (pages de référence, preuves, cohérence).
Vous pouvez travailler le référencement SEO de votre site web, publier régulièrement, soigner vos pages, et découvrir malgré tout que votre marque est absente, mal résumée, ou citée de travers dans certains parcours de recherche “avec IA”. Ce n’est pas une fatalité, mais ce n’est pas non plus un problème qui se règle avec une astuce.
Pour tout consultant SEO, le fond est très simple : ces interfaces recomposent une réponse à partir de signaux éparpillés sur le web. Si votre identité, votre offre et vos preuves ne sont pas claires et cohérentes, le résumé devient approximatif. Et quand le résumé est approximatif, c’est votre image qui trinque.
Cet article vous propose une aide pour mesurer vos mentions de marque, comprendre ce qui les déclenche, puis corriger ce qui brouille votre message.
Comprendre les mentions de marque dans les réponses IA
Une mention de marque, ce n’est pas un lien… mais c’est déjà une recommandation
Une mention de marque dans une réponse générée, c’est le moment où un assistant cite votre nom dans une liste d’options, une comparaison, un conseil, ou une synthèse. Le point important, c’est que cette mention peut être positive, neutre ou négative, et parfois sans lien cliquable.
D’un point de vue acquisition, ça change la lecture : vous n’êtes plus uniquement en compétition pour un clic, vous êtes aussi en compétition pour être “dans la réponse”. Même quand l’utilisateur finit par aller sur Google classique ou par demander un devis ailleurs, la perception se construit avant.
Dans les audits que je mène, une marque peut très bien conserver des positions correctes et perdre du terrain côté “présence dans les réponses” pour une raison bête : ses signaux publics sont trop dispersés, donc l’assistant préfère citer une source plus simple à résumer.
Votre “discours de marque” est reconstruit par morceaux
C’est la mécanique qui surprend le plus : une réponse IA ne lit pas votre page “À propos” puis votre page “Offre” comme un humain. Elle recoupe des informations qui se trouvent sur votre site, sur des sites tiers, dans des annuaires, dans des articles, dans des pages de partenaires, parfois dans des avis.
Résultat : si vos pages se contredisent, si vos intitulés varient, si votre positionnement change selon les supports, vous donnez un matériau instable. L’assistant fait alors ce qu’il peut avec ce qu’il voit. Et ça produit des résumés “moyens” : pas forcément faux, mais rarement justes.
Le gain le plus rapide, ce n’est donc pas d’écrire plus. C’est de verrouiller les éléments qui vous décrivent : qui vous êtes, ce que vous faites, à qui vous vous adressez, ce que vous ne faites pas, et quelles preuves vous mettez sur la table.
Ce qui vous fait perdre la main, ce sont les zones grises, pas l’algorithme
Soyons pragmatiques : il y a des causes récurrentes aux mentions absentes ou bancales. Elles sont rarement “mystiques”. Elles sont souvent très concrètes, donc corrigibles.
Pour cadrer, voici les trois familles de problèmes que je retrouve le plus souvent, et qui font dérailler l’image d’une marque dans les réponses générées :
- Identité floue : pages auteur absentes, page contact pauvre, société difficile à situer, intitulés qui changent selon les pages.
- Offre mal cadrée : périmètre pas clair, promesses génériques, pages qui se cannibalisent, pas de cas limites (“ce que je fais / je ne fais pas”).
- Preuves faibles : assertions sans sources, pages non mises à jour, manque de signaux externes (mentions, partenaires, publications).
Quand ces trois points sont solides, vous ne “contrôlez” pas la réponse, mais vous rendez votre marque beaucoup plus simple à présenter correctement.
Et si on discutait ensemble du SEO de votre site web ?
Mesurer vos mentions de marque sans vous noyer
Construire un panel de questions qui colle à votre business
Ici, le sujet n’est pas de suivre 10 000 requêtes. La bonne approche consiste à définir un panel de questions qui représentent vos moments de décision : comparaison, choix, prix, alternatives, mise en œuvre, risques, délais.
Ce panel doit couvrir vos offres, vos secteurs, et vos contraintes. L’idée est d’éviter un biais classique : se rassurer avec des questions “faciles” où vous êtes déjà visible, et ignorer celles qui déclenchent les vrais arbitrages.
Pour vous lancer sans usine à gaz, une règle fonctionne bien : partir de vos pages business, puis en dériver 5 à 10 formulations par page (questions directes, comparatifs, “meilleur”, “alternatives”, “prix”, “avis”, “pour qui”).
Noter chaque réponse avec une grille simple, orientée action
Le sujet est l’évaluation. “On est mentionné” ne suffit pas. Ce qui compte, c’est comment vous êtes mentionné, et si la description correspond à votre réalité.
Une grille courte permet de transformer un constat en plan d’action. L’intérêt n’est pas de faire joli, c’est de décider : faut-il corriger le site, produire une page de référence, ou travailler des signaux externes ?
Pour rendre la démarche immédiatement utilisable, voici une grille minimaliste (et suffisante) :
| Critère | Ce que vous regardez | Ce que ça déclenche |
| Présence | Êtes-vous cité, et à quel endroit | Priorité si vous êtes absent sur vos sujets clés |
| Exactitude | Définition, offre, promesses, périmètre | Correction des pages de référence + “ce que vous faites / ne faites pas” |
| Tonalité | Neutre, favorable, défavorable | Travail sur preuves, avis, pages rassurantes, clarification |
| Concurrents cités | Qui ressort à votre place | Analyse des pages qu’ils mettent en avant, puis plan de rattrapage |
| Sources reprises | Vos pages ou des tiers | Ajuster contenu et signaux hors site selon la source dominante |
Une fois cette grille en place, vous arrêtez de “deviner”. Vous voyez où le message part de travers.
Passer du suivi à la décision : SEO, contenu, PR, même combat
Evoquons l’orchestration. Les études récentes sur les mentions de marque convergent sur un point : le SEO joue un rôle, mais il ne suffit pas. Les signaux hors site et la qualité éditoriale pèsent lourd.
Concrètement, ça impose un arbitrage simple : si vous êtes absent sur un sujet business, vous avez rarement un seul levier. Vous avez un paquet de petites corrections cohérentes à empiler : pages de référence, clarifications, preuves, et mentions externes.
Pour éviter que ça reste théorique, je recommande de classer chaque “problème de mention” dans une de ces catégories :
- Problème de site (structure, pages manquantes, offre floue, contenu contradictoire)
- Problème de preuves (sources, mise à jour, démonstration, transparence)
- Problème de présence externe (peu de mentions tierces, peu de partenaires, peu de citations par des sites reconnus)
Quand vous nommez la catégorie, l’action devient évidente. Et surtout, vous arrêtez de demander au SEO de “régler” un problème qui relève de la crédibilité globale.
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Mes compétences
- SEO technique : audits, logs, crawl, Core Web Vitals, balisage sémantique
- SEO éditorial : rédaction web, briefs, optimisations sémantiques, cocons, structure MECE
- Analyse de données : suivi positions, CTR, trafic organique, cannibalisation
- Outils : GSC, GA, Screaming Frog, SEMrush, Thot SEO, YourText.guru
- Développement : HTML, CSS, PHP, intégration et optimisation front-end
- UX design : architecture d’information, hiérarchie contenus, parcours conversion
- Gestion de projets : roadmap SEO, coordination rédacteurs/devs/PO, Scrum, Kanban
- Maîtrise LLMs et adaptation SEO aux moteurs IA
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Renforcer les signaux SEO qui déclenchent des mentions justes
Solidifier vos pages de référence : offre claire, limites claires, preuves visibles
Nous touchons la base la plus rentable : les pages que l’on consulte pour comprendre “qui vous êtes” et “ce que vous vendez”. Si ces pages sont floues, votre image le sera aussi.
Trois types de pages sont presque toujours décisives : page “À propos”, pages offre/service, pages qui expliquent votre méthode. Elles doivent être cohérentes entre elles, et elles doivent dire la même chose avec les mêmes mots.
Pour éviter les formulations passe-partout, un exercice simple aide : écrire une phrase de cadrage qui tient en une ligne (“je fais X pour Y, dans tel contexte”), puis une phrase de limites (“je ne fais pas Z, et voici pourquoi”). Ce duo réduit drastiquement les contresens.
Obtenir des mentions hors site propres, sans tomber dans le bruit pour le référencement de votre contenu
Parlons désormais de la présence externe. Plusieurs analyses montrent que les mentions de marque sur le web (au sens “on parle de vous”) sont fortement associées à la visibilité de marque dans certaines interfaces IA. Ça ne veut pas dire “faites de la pub partout”. Ça veut dire : cherchez des mentions utiles, sur des supports crédibles.
La différence se joue sur la qualité des contextes : une mention dans un comparatif sérieux, une association à un partenaire reconnu, une intervention experte, un article invité bien cadré, ont plus de valeur que 50 citations anonymes.
Pour rester opérationnel, voilà des pistes “propres” qui ne consistent pas à spammer : • pages partenaires et intégrations (avec un descriptif cohérent) • interviews et contributions expertes (avec bio stable) • annuaires professionnels qualitatifs (pas des fermes à liens) • études de cas co-signées avec un client qui accepte d’être nommé • conférences, podcasts, webinaires, avec page récap et liens
Le but n’est pas de faire du volume. Le but est d’installer une réputation lisible, recoupable, et cohérente.
Plan SEO de marque sur 30 jours : passer de “on subit” à “on pilote”
Pour la mise en mouvement, vous n’avez pas besoin d’un programme de 12 mois afin de voir des améliorations. Vous avez besoin d’un plan court, centré sur les pages et signaux qui comptent.
Pour tenir en 30 jours, je vous conseille une approche en trois étapes, avec une priorité claire : moins de pages, mais mieux tenues.
Pour vous guider, voici un plan réaliste :
| Période | Objectif | Livrable |
| Semaine 1 | Mesure + diagnostic | Panel de questions, grille de notation, top 10 problèmes |
| Semaines 2-3 | Corrections site | Refonte de 5 à 10 pages de référence + harmonisation des messages |
| Semaine 4 | Preuves + présence externe | 3 à 5 actions “hors site” propres + mise à jour des pages sensibles |
Ensuite seulement, vous élargissez : nouveaux sujets, nouvelles pages, nouveau panel. Tant que le socle est instable, ajouter du contenu ne fait qu’ajouter du bruit.
FAQ : les mentions de marque en SEO à l'heure des LLMs et de l'IA
Comment savoir si ma marque est citée dans ChatGPT, Perplexity ou Gemini ?
Quand on parle de mentions de marque dans ChatGPT, Perplexity ou Gemini, on ne parle pas de “position” comme en SEO classique. On parle de votre nom qui ressort (ou pas) dans une réponse, et surtout de la place qu’on vous donne : recommandé, alternative, exemple secondaire… ou absent.
Pour le vérifier sans vous raconter d’histoires, partez d’un panel court de questions qui font vraiment décider : “alternative à…”, “comparatif…”, “meilleur outil…”, “prix…”, “avis…”, “pour PME…”, “pour e-commerce…”. Vous testez ces questions à intervalle régulier et vous notez ce qui apparaît, à côté de qui, et avec quelle description.
Si vous voulez que ce suivi devienne fiable, fixez la règle dès le début : mêmes questions, même fréquence, même format de note. Sinon, vous aurez des captures d’écran, mais pas une tendance exploitable.
Quels outils utiliser pour suivre vos mentions de marque dans les LLM ?
Dès que vous voulez suivre ça sérieusement, le vrai problème n’est pas “poser une question”. Le vrai problème, c’est de répéter : garder un historique, comparer dans le temps, comparer avec des concurrents, et retrouver la réponse exacte qui a posé problème.
Parmi les outils cités dans l’écosystème “monitoring LLM”, on retrouve souvent :
- Semrush (AI Toolkit / modules IA) : intéressant si vous voulez relier ce suivi à vos sujets SEO, vos pages et votre concurrence, avec des exports propres pour une équipe marketing.
- AI : plutôt une brique dédiée au suivi de prompts, avec historique et comparaisons, pratique pour industrialiser un panel.
- Profound : plus “marque” dans l’approche, souvent utilisé pour suivre la présence et la façon dont une marque est présentée dans les réponses.
- Scrunch AI : orienté pilotage de visibilité dans les interfaces IA, avec une logique de suivi et de diagnostic.
Le bon outil n’est pas celui qui “a un score”. Le bon outil est celui qui vous laisse relire les réponses enregistrées, sinon vous ne comprenez jamais ce qui a déclenché la mention… ou l’absence.
Quelle différence entre le suivi des mentions et le suivi “technique” d’un LLM ?
Quand vous cherchez un “outil LLM”, vous tombez sur deux mondes qui n’ont rien à voir, et c’est là que beaucoup se plantent.
Le suivi des mentions sert à comprendre comment votre marque ressort dans des réponses publiques : présence, contexte, concurrents cités, formulation. C’est un sujet acquisition / réputation.
Le suivi technique sert à piloter un produit interne qui utilise un modèle (chatbot support, assistant commercial, etc.) : latence, erreurs, coûts, qualité de réponse, dérives. C’est un sujet produit / ingénierie.
Si vous mélangez les deux, vous achetez le mauvais outil, et vous finissez avec un tableau de bord qui ne répond à aucune question utile.
Pourquoi je n’obtiens pas toujours la même réponse quand je repose la même question ?
Parce que ces systèmes ne répondent pas comme un moteur “figé”. Selon les plateformes, la réponse peut varier avec le contexte, la localisation, la fraîcheur des sources, et parfois des éléments de personnalisation.
C’est frustrant, mais ce n’est pas un bug à “corriger”. C’est une contrainte à intégrer dans votre méthode : vous cherchez une tendance, pas une vérité absolue à la minute.
Pour garder quelque chose de propre, retenez un principe simple : vous répétez les questions sur plusieurs semaines et vous conservez la trace exacte du prompt. Sans le prompt exact, vous ne pouvez ni comparer, ni diagnostiquer.
Quels indicateurs suivre pour que ce soit vraiment utile en SEO ?
Si vous voulez que ce suivi serve au SEO (et pas juste à votre curiosité), il faut des indicateurs qui déclenchent des actions concrètes.
Les trois plus utiles, parce qu’ils mènent directement à des décisions :
- Présence : votre marque est citée ou non sur une question qui compte.
- Rôle : vous êtes présenté comme choix “naturel”, alternative, ou simple exemple.
- Remplacement : quand vous n’êtes pas là, qui prend la place, et sur quelle promesse.
Ensuite, vous reliez chaque problème à une correction précise : page offre trop floue, page de référence inexistante, contenu contradictoire, preuves trop faibles, ou manque de présence externe crédible. Tant que vous ne faites pas ce lien “mesure → correction”, vous faites du monitoring pour le plaisir.
Comment choisir un outil de suivi LLM sans se faire vendre un rêve en démo ?
Une démo peut être très convaincante… et complètement inutile si elle ne colle pas à votre réalité. Le bon critère n’est pas le nombre de courbes. C’est la capacité à suivre vos questions, celles qui font décider vos prospects.
Avant de signer, vérifiez au moins ces points :
- l’outil suit bien les plateformes qui comptent pour vous (et pas “en théorie”)
- vous pouvez suivre vos prompts à vous, pas seulement des modèles préfabriqués
- l’historique est conservé, avec accès aux réponses capturées
- vous pouvez comparer des concurrents, sur le même panel
- l’export est simple (sinon personne ne s’en servira en interne)
Un détail révèle vite si l’outil est sérieux : est-ce que vous pouvez relire les réponses, ou est-ce qu’on vous enferme dans un score. Sans les réponses, vous ne corrigerez jamais rien.
Comment mettre en place un suivi propre en 30 minutes, même sans outil ?
Si vous n’avez pas d’outil, ce n’est pas un problème. Le piège, c’est de croire qu’il faut “tout” suivre. En réalité, un suivi minimal bien fait vaut mieux qu’un suivi large bâclé.
En 30 minutes, vous pouvez faire simple :
- listez 10 à 15 questions “argent” (comparatif, alternative, prix, avis, “pour qui”)
- ajoutez 10 questions “objections” (délais, complexité, intégration, risques)
- choisissez 3 à 5 concurrents directs à surveiller
Ensuite, vous faites un relevé hebdo avec trois colonnes : cité / rôle / remplaçant. Au bout de trois semaines, vous avez déjà une vision claire : ce qui est stable, ce qui bouge, et les sujets où votre message est mal tenu.
